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Index de l'article
Fiche bactérie
Antibiothérapie des Staphylocoques
Antibiothérapie des pyélonéphrites aiguës
Isolement d'un Pseudomonas aeruginosa: quand traiter ?
Antibiothérapie des Infections a Pseudomonas aeruginosa
Antibiothérapie des patients allergiques aux beta-lactamines
Prise en charge des infections à Clostridium difficile
Antibiotiques et entérocoques resistants aux glycopeptides
Prise en charge des BGN multi-R, dont avec carbapénémases
Splénectomie
Tuberculose
Paludisme
ATB pas nécessaires
Adaptation posologique et insuffisance rénale
Toutes les pages


Fiches sur quelques situations cliniques et/ou bactéries particulières

Avant d'aller plus loin, lisez les précautions d'utilisation de ce texte


Antibiothérapie des Staphylocoques

1er temps : sensibilité à la cloxacilline ou à la cefoxitine (Méti-S ou Méti-R)

2ème temps : sensibilités à: aminosides - macrolides - quinolones

· souches cloxacilline sensibles (oxa S ou méti-S)

En première intention, choisir: cloxacilline (orbénine®) +/- gentamicine.

Les céphalosporines n'ont pas d'avantages sur la cloxacilline.

L'amoxicilline et les uréidopénicillines sont inactives (sauf si associées à un inhibiteur des bêtalactamases).

 

En cas d'allergie ou de localisation méningée ou osseuse, prendre un avis spécialisé.

 

· souches cloxacilline résistants (oxa R ou meti-R)

Un avis spécialisé est souhaitable dans tous les cas.

Une souche résistante à la cloxacilline (ou méticilline ou céfoxitine) est résistante à l'ensemble des b-lactamines

 

La vancomycine constitue la base du traitement, associée à gentamicine (si sensible), à défaut, autre molécule IV selon antibiogramme.

Remarques:

¨      Linezolide possible : infections sévères à SARM, en 1ère intention, si insuffisance rénale, pneumonie à SARM, ou, en relais oral d‘un glycopeptide.

¨      Daptomycine : à discuter pour infections sur matériel à SARM (avis infectiologique obligatoire)

¨      La pristinamycine ne peut être utilisés que si la souche est sensible aux macrolides

¨      Si staphylocoque fosfomycine-S (40-60%), il y a synergie entre fosfo et (cefotaxime ou ceftriaxone), même en cas de résistance à la méticilline. Ceci peut être intéressant pour les infections neuroméningées.


Antibiothérapie des pyélonéphrites aiguës

La pyélonéphrite aiguë est une infection parenchymateuse du rein entraînant une hyperthermie, souvent une bactériémie, parfois un choc septique.

Les PNA doivent être traitées par antibiotiques, non par antiseptique urinaire.

 

Le germe en cause est le plus souvent un BGN, en particulier Escherichia coli.

 

Prélèvements avant traitement: 1 ECBU (hémocultures pour formes compliquées uniquement)

 

Critères de choix de l'antibiotique : La sensibilité de E. coli

 

Amoxicilline : 49% de bactériémies I/R à Tourcoing en 2013

Augmentin® : 28% de bactériémies I/R en 2013

fluoroquinolones: 14% de bactériémies I/R en 2012

C3G: cefotaxime (claforan®) ou ceftriaxone (rocephine®) : 4% de bactériémies R en 2013

 

Outre un éventuel traitement urologique, l'antibiothérapie probabiliste de 1ère intention est donc:

 

une C3G injectable  en traitement probabiliste initial.

Cefotaxime : 1 g/8h IV

Associer un aminoside 1 à 3j si forme grave (sepsis sévère, choc) :

 

dès réception de l'antibiogramme, une monothérapie avec l'antibiotique le plus ancien et le moins cher mais à bonne diffusion urinaire, si possible PO (amoxicilline, cotrimoxazole, amox/clav)..

Si BLSE sensible à la cefoxitine :  cefoxitine 2g/8h

 

 

Durée ATB :                    10j pour les formes simples (7 jours si quinolone)

 


Isolement d'un Pseudomonas aeruginosa: quand traiter ?

La décision d'un traitement antibiotique repose sur la distinction entre "COLONISATION" et "INFECTION".

Seules les INFECTIONS doivent être traitées par antibiothérapie systémique.

Infections cutanées

P. aeruginosa est fréquemment isolé à partir des plaies humides : plaies chirurgicales, brûlures, ulcères ou escarres. Une simple colonisation avec absence de signes généraux infectieux et négativité des prélèvements autres que locaux (hémocultures ... ) sera traitée localement par antiseptique, et par l'excision des tissus dévitalisés.

Infections auriculaires

P. aeruginosa peut être cause d'otites ou de mastoïdites.

Les otites externes, souvent bénignes, donnent parfois des signes généraux et locaux importants qui font craindre l'évolution vers une otite externe maligne (principalement chez le diabétique et l’immunodéprimé) et nécessitent alors une antibiothérapie par voie générale.

En cas d'otites moyennes, chez les jeunes nourrissons, un écoulement purulent isolé (absence de signes généraux et/ou locaux) justifie simplement des soins locaux.

Infections urinaires

En cas d’ECBU positif, le traitement ne se conçoit qu'en présence de signes cliniques francs qui sont indispensables à la décision thérapeutique, en particulier chez les porteurs de sonde urinaires.

La seule exception concerne la grossesse.

Infections broncho-pulmonaires

Chez le bronchopathe chronique ou chez le malade sous ventilation artificielle, la colonisation de l'arbre trachéo-bronchique est quasi constante.

Pour diagnostiquer une infection parenchymateuse pulmonaire, les critères suivants sont habituellement retenus

Fièvre + hyperleucocytose sanguine

Aspiration purulente

Infiltrat à la radiographie pulmonaire

Isolement du germe à partir d’une méthode considérée comme fiable.

Infections oculaires

Lentilles ou ulcération cornéennes post-traumatiques (risque de fonte purulente de l'oeil).

Un traitement est alors indispensable

Présence de P. aeruginosa à la coproculture

Ce n’est pas une infection

Il ne faut pas traiter


Antibiothérapie des Infections à Pseudomonas aeruginosa

Les infections à P. aeruginosa sont toujours de traitement difficile en raison du terrain sur lequel elles surviennent et des résistances naturelles et acquises de ce germe.

P. aeruginosa peut muter très rapidement en cas d’antibiothérapie inadaptée.

Ne pas traiter une colonisation à P. aeruginosa (plaies, trachéotomie, prél sur sonde).

Choix thérapeutique

Les antipseudomonas disponibles au CHT sont:

  • b-lactamines:
    • Ticarcilline (ticarpen®)
    • Ticarcilline/acide clavulanique (claventin ®)
    • Céfépime (axepim®)
    • Pipéracilline/tazobactam (tazocilline®)
    • Imipénème (tiénam®)
    • ceftazidime (fortum®)
    • Aztreonam (azactam®)
  • fluoroquinolone:                ciprofloxacine (ciflox®)
  • aminosides:         amikacine (amiklin®)
  • Polypeptides :      colimycine (colistine ®)

Choix des b-lactamines

  • TICAR- S                                            ticarcilline + amikacine
  • TICAR-R et ceftazidime - S:           ceftazidime + amikacine
  • TICAR-R et ceftazidime -R             un avis spécialisé est souhaitable

Une bi (ou tri) thérapie s'impose toujours, y compris si l’antibiogramme ne montre une sensibilité qu’à une molécule (avis spécialisé).

L’amikacine est l’antibiotique à associer de préférence en cas de sensibilité.

La ciprofloxacine ne doit jamais être utilisé en monothérapie

1/11/2014

En raison d'une rupture d'approvisionnement de ticarcilline
Hors infections à Stenotrophomonas sans alternatives, remplacer:

  • Ticarcilline par pipéracilline: 4g/ 8 ou 6h chez l'adulte selon poids/sévérité (uniquement sur documentation d'une souche sensible)
  • Claventin par tazocilline: 4g/ 8 ou 6h chez l'adulte selon poids/sévérité (y compris en probabiliste avec désescalade selon antibiogramme si possible)

 


Antibiothérapie des patients allergiques aux bêta-lactamines

La prescription de tout antibiotique impose une analyse du rapport bénéfice/risque de la prescription.

Les bêta-lactamines sont le socle principal de l’antibiothérapie des infections sévères.

Etre étiqueté « allergique aux bêta-lactamines » représente une perte de chance majeure.

Il importe donc de s’assurer de la réalité de cette allergie et de tenir compte des faits suivants :

Fausses allergies fréquentes

Manifestations d’intolérance digestive lors de la prise de bêta-lactamines orales

Eruption lors de la prise d’une amino-pénicilline au cours d’une MNI

Rares allergies croisées

Les allergies croisées entre pénicillines et céphalosporines ne surviennent que dans moins de 10% des cas.

Existence de vraies alternatives lors des infections sévères en terme de :

Activité (puissance et vitesse de bactéricidie)

Spectre

Diffusion sur le site infecté (vitesse et concentration)

Par exemple, en cas de bactériémie à entérobactérie sécrétrice de BLSE de haut niveau, il n’y a pas d’alternative aux carbapénèmes.

Sur une hypersensibilité immédiate aux pénicillines (oedeme de quincke, choc anaphylactique) on peut proposer en cas de sepsis sévère :

Aztréonam + amikacine + vancomycine.


Prise en charge des infections à Clostridium difficile

Clostridium difficile (CD) est un bacille à Gram positif anaérobie sporulé.

La transmission s'effectue directement par manuportage ou à partir de l'environnement contaminé.(spores résistantes  aux détergents standards)

La pathogénicité est due uniquement à la toxine parfois produite par CD

 

Diagnostic

Un patient doit être considéré suspect de portage de CD si :

- Il est transféré d'un établissement de santé ou d'un EHPAD, ou s'il a reçu une antibiothérapie dans les 15 jours précédents

ET

- il présente une diarrhée (> 2 selles non moulées /24h sur au moins 2 jours consécutifs)

 

Il faut alors : confirmer le diagnostic  pour déterminer l'intérêt de mise en place de précautions complémentaires +/- de traitement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le résultat antigène ± toxine est rendu en quelques heures en jour ouvrable.

Ne pas faire de contrôle de négativation, la guérison est clinique (la toxine reste détectable plusieurs jours même en cas

de guérison).

Répétition des prélèvements inutile à moins d’une semaine d’intervalle.

 

Traitement :  Uniquement si diarrhée à CD avec toxine positive

Le traitement ATB responsable doit, si possible, être arrêté, à défaut, modifié

 

Première intention :

Métronidazole (flagyl ®) : 500 mg/8h per os               10 jours

 

Si forme sévère, intolérance, CI ou échec clinique à 4-5 jours de métronidazole

Vancomycine : 125mg/6h per os                                                                  10 jours

 

Si forme très sévère (choc, sepsis sévère, iléus, mégacolon) :  associer 10 jours

Métronidazole (flagyl ®) : 500 mg/8h IV ET

Vancomycine : 500 mg/6h voie entérale (sonde NG, lavements)

 

Première récidive : même traitement que le 1er épisode

 

Récidives multiples : Discussion au cas par cas : avis spécialisé (fidaxomicine, molécules en ATU, greffe de flore fécale etc....)

Complications

Perforation, colectasie, hémorragie, choc.

Formes sévères de 7% à 18% des cas.

Mortalité liée au CD : 5 à 10% (très supérieure si complication)

 

Critères de guérison :

Baisse du nombre de selles à < 2 selles moulées par 24h sur au moins 2 jours.

En dehors d'un contexte épidémique, cela permet de lever l'isolement chez un patient qui a été traité.

Voir UHLIN (poste 4586 si doute)

 

Rappel : Patient ne présentant pas de diarrhée (porteur asymptomatique de CD)

Pas d'isolement

Pas de prélèvement

Surveillance des selles pour détecter l'apparition éventuelle d'une diarrhée


Antibiotiques  et entérocoques resistants aux glycopeptides (ERG)

Le risque des ERG est la diffusion de leur résistance aux SARM.

Un patient colonisé ou infecté par de l’ERG doit être considéré comme tel sans limite de durée, même si les prélèvements se négativent.

SERVICES AYANT UN OU PLUSIEURS PATIENTS ERG ET/OU PATIENT CONTACT

1- NE PAS TRAITER LES COLONISATIONS À ERG

  • Pas de traitement par voie générale
  • Pas de décontamination digestive

2- En cas d’infection prouvée et documentée à ERG (éventualité rare)

  • Ne pas traiter par vancomycine ou teicoplanine (Targocid ®)
  • Traitement par Linézolide (Zyvoxid®) 600 mg x 2/j IV ou PO, sauf endocardite (appel infectiologue).
  • En cas de contre-indication au Linézolide : Tigécycline (Tygacil®), uniquement sur prescription d’un infectiologue.

3-Traitement des infections bactériennes

  • Limiter strictement les indications de glycopeptides
    • Rares antibioprophylaxies par Vancomycine (allergie documentée aux bêtalactamines,
    • colonisation par du SARM : réintervention chez un malade hospitalisé
    • dans une unité avec une écologie à SARM).
  • Pour le traitement des infections à SARM : demander un avis en infectiologie.
  • Les molécules utilisables dépendent de la situation clinique, du site infecté et du niveau de résistance local des SARM aux autres molécules.
  • Limiter les prescriptions de céphalosporine de 3ème génération (cefotaxime-claforan®, ceftriaxone- rocéphine®, cefepime-axepim®, ceftazidime-fortum®)
    • Les C3G ne doivent être utilisées qu’en l’absence d’alternative.
    • Si une C3G doit être utilisée, éviter la prescription de ceftriaxone-ROCEPHINE®.

4- Prise en charge du SARM chez les patients infectés ou colonisés à ERG

Écouvillonnage nasal à la recherche de SARM

En cas de positivité

  • Application de mupirocine (bactroban®) dans les narines 5j.
  • Douche et shampoing à la chlorexidine 5j
  • Bains de bouche hextril 5j

 


Prise en charge des BGN multi-R, dont avec carbapénémases

Le risque est celui des bactéries résistantes à l'ensemble des antibiottique.

Infections sans traitement possible à mortalité élevée

 

Ces bactéries sont sélectionnées par la transmission croisée et le mauvais usage des antibiotiques en 2 étapes :

Prescription large de C 3G et fluoroquinolones d'où :

Sélection de BLSE, entrainant

Augmentation de prescription des carbapénèmes, d'où :

Sélection de BLSE avec carbapénémases

 

Traitement curatif :

Au cas par cas selon l'antibiogramme.

Une association est indispensable

 

Traitement préventif

Limiter strictement les indications, et la durée des traitements par C3G et fluoroquinolones.

Limiter strictement les indications et la durée des traitements par carbapénèmes.

 


Prévention des infections chez le splénectomisé

 

Vaccination

Splénectomie programmée : vaccins au moins 2 semaines avant l'intervention.

Splénectomie urgente:

attendre 2 semaines après l'intervention pour vacciner (sauf si risque de perte de vue).

 

  • Pneumocoque
    • adulte et enfant de + 5 ans : 1 dose de vaccin conjugué (prévenar 13®), puis 2 mois plus tard, 1 dose de vaccin 23-valent (pneumo 23)
    • enfant de 2 à 5 ans non vacciné : 2 vaccins conjugués à 8 semaines d’écart, puis 1 vaccin 23-valent 2 mois plus tard
    • enfant de - 2 ans : vaccin conjugué à m2, m3, m4, m11 puis vaccin 23-valent après 2 ans
  • haemophilus (acti-hib®)
  • méningite : vaccin conjugué acyw135 (menveo® ou nimenrix®)
  • grippe saisonnière

 

Antibioprophylaxie

En per-opératoire : Amoxicilline iv: 500 mg 2x/j

Dès la reprise de l'alimentation : Oracilline :  1 MU 2x/j adulte (2 MU 1x/j si observance douteuse) 100 000 UI/k/j si < 10 kg, 50 000 UI/kg/j enfant

Si allergie vraie aux pénicillines (au besoin avec consultation allergologie): Roxithomycine : 150 mg 2x/j

 

Durée :

2 ans chez l'adulte

5 ans chez l'enfant

 



Tuberculose

 

Utilisation des anti tuberculeux pour la tuberculose maladie (à ne pas confondre avec la tuberculose-infection =  tuberculose latente)

 

Le traitement usuel comporte  (situations particulières, rechutes, récidives, suspicion de multirésistance : demander un avis en maladies infectieuses):

 

1- Bilan préthérapeutique : bHCG, bilan hépatique, uricémie, examen OPH, IUC, sérologies VIH-VHB-VHC

 

2-  Antibiothérapie antituberculeuse quotidienne, à jeun, en une prise :

Quadrithérapie 2 mois (en attendant l'antibiogramme) :

  • Isoniazide: 5 mg/kg/jour
  • Rifampicine : 10 mg/kg/jour
  • Pirazinamide : 20 à 25 mg/kg/j

Préférer forme combinée: Rifater = INH, Rifam, Piraz : 1 cp/12kg

  • Ethambutol: 15 à 20 mg/kg/j

Puis bithérapie 4 mois par Isoniazide/Rifampicine : 2 cp/j si > 50 kg

Préférer forme combinée: Rifinah (1cp = 300 mg rifam et 150 mg INH)

 

3- Autres mesures : DO (pour dépistage entourage), demande 100%, éducation thérapeutique - accès au traitement

 

4- Surveillance

Consultations : J10-15, M1, M2, M4, M6, M9, M12, M18

Vision des couleurs : M1 - M2

Radiographie de thorax : J15, J30, M2, M4, M6

Examen bactériologique à J10-15 si examen direct positif au diagnostic puis M2, M6 si besoin

Biologie : transaminases à adapter au cas par cas  selon âge, ATCD, tolérance clinique du traitement.

Interactions médicamenteuses (contraceptifs œstroprogestatifs, traitements antirétroviraux, antivitamines K...).

Paludisme de l’adulte à P. falciparum

Patient pouvant absorber un traitement per os et n’ayant pas de signes de gravité
  • traitement de 1ère ligne : arthémeter + lumefantrine (riamet = coartem)
    • 24 cp en 6 prises, soit 4 cp à h0, h8, h24, h36, h48 et h60
  • à défaut : atovaquone + proguanil (malarone)
    • 12 cp en 3 prises, soit 4 cp à h0, h24 et h48
patient sans signe de gravité, à prise per os impossible (vomissements…)
  • quinine iv (quinimax) jusqu’à possibilité de prise orale
    • 8 mg/kg/8h en perfusions de 4h
  • relais oral par quinine (durée totale 7j), riamet (6 prises) ou malarone (3 prises)
patient avec signe de gravité : prise en charge en réanimation
  • traitement de 1ère ligne artesunate iv (malacef) 2,4mg/kg à ho, h12 et h24, puis toutes les 24h (max. 9 doses, réservé à la réanimation)
    • › relais oral possible après 3 doses, obligatoire si moins de 9 doses reçues
  • à défaut, quinine iv, avec dose de charge de 17mg/kg (sauf prise récente quinine/lariam/halfan)
    • relais oral dès que possible par quinine (durée totale 7j), riamet (6 prises) ou malarone (3 prises)
(24h d’artésunate d’avance en réanimation pour un adulte de 75kg. prévenir la pharmacie car atu nominative).
critères de gravité du paludisme
(consensus 2007, repris par hcsp 2012)
  • toute défaillance neurologique incluant :
    • obnubilation, confusion, somnolence, prostration
    • coma avec score de glasgow < 11
  • toute défaillance respiratoire incluant :
    • si vm 1 ou vni 2: pao2/fio2 < 300 mmhg
    • si non ventilé pao2 < 60 mmhg et/ou spo2 < 90% en air ambiant et/ou fr 3 > 32/mn
    • signe radiologiques : images interstitielles et/ou alvéolaires
  • toute défaillance cardio-circulatoire incluant :
    • PAS < 80 mmhg en présence de signes périphériques d’insuffisance circulatoire
    • patient recevant des drogues vasoactives quelque soit le chiffre de ta
    • signes périphériques d’insuffisance circulatoire sans hypotension
  • convulsions répétées : au moins 2/24h
  • hémorragies : définition purement clinique
  • ictère : clinique ou bilirubine totale > 29mg/l
  • hémoglobinurie macroscopique
  • anémie profonde : hémoglobine < 7g/dl, hématocrite < 20%
  • hypoglycémie : glycémie < 0,4g/l
  • acidose : bicarbonates plasmatiques < 15mmol/l ou acidémie avec ph < 7,35 (surveillance rapprochée dès que
  • bicarbonates < 18mmol/l)
  • toute hyperlactatémie : dès que la limite supérieure de la normale est dépassée. à fortiori si lactate plasmatique
  • > 5mmol/l
  • hyperparasitémie : ? 4%, notamment chez le non immun (selon les contextes, les seuils de gravité varient de 4 à 20%)
  • insuffisance rénale : créatininémie > 30mg/l ou urée sanguine > 1,02mg/l, et diurèse < 400ml/24h malgré
  • réhydratation

 


Situations où une antibiothérapie n’est pas recommandée

 

  • Fièvre isolée
  • Augmentation isolée de la crp
  • Infections ORL
    • angines: si le tdr est négatif sauf si présence de facteurs de risque de raa [antécédent personnel de raa , âge compris entre 5 et 25 ans et multiplication des épisodes d’angine à streptocoque ou séjours en région d’endémie (afrique, antilles…)], sauf enfant < 3 ans où le tdr est inutile.
    • rhinopharyngite aiguë en l’absence d’otite et de sinusite associée.
    • sinusite maxillaire de l’adulte, en l’absence d’une symptomatologie typique, en cas d’évolution favorable sous traitement symptomatique.
    • sinusite de l’enfant dans la forme subaiguë lorsque l’évolution sous traitement symptomatique est favorable.
    • oma chez l’enfant de plus de 2 ans, et peu symptomatique.
    • oma congestive et séromuqueuse.
    • otite externe sauf otite externe maligne du diabétique.
    • otorrhée sur drain.
  • infections respiratoires basses
    • bronchite aiguë de l’adulte sain, y compris chez les fumeurs.
    • exacerbation aiguë d’une bronchite chronique stade 1.
    • exacerbation aiguë d’une bronchite chronique obstructive stades 2 ou 3 en l’absence de franche purulence verdâtre des crachats.
    • bronchiolite du nourrisson si l’évolution est favorable en 72h et en l’absence d’oma et de pneumonie ou d’atelectasie.
    • bronchite ou trachéobronchite de l’enfant si l’évolution est favorable en 72h.
  • porte d’entrée urinaire
    • bactériurie asymptomatique (sauf grossesse) y compris sur sonde.
  • porte d’entrée cutanée
    • furoncle.
    • veinite simple.
    • abcès de paroi.
    • morsure de tiques.

 

 


Adaptation posologique et insuffisance rénale

 

 

(pour infections sévères)

 

Antibiotique

Clairance

Posologie

BETA LACTAMINES

 

 

Amoxicilline

 

10-30

<10

1g puis 500mg x 3/j

1g puis 750mg/j

Aztreonam

> 30

10-30

< 10

1à2g x 3/j

1g puis 0,5 à 1g x 2/j

1g puis 250 à 500 mg x 2/j

Cefepime

30-50

10-30

< 10

1g x 2 ou 1g x 3/j

1g x 1 ou 1g x 2/j

500mg ou 1g x 1/j

Cefotaxime

> 5

< 5

Dose normale

Demi dose

Ceftazidime

30-5015-30

< 15

2g puis 3g/j

2g puis 1g/j

2g puis 1g/48h

Ceftriaxone

> 5

< 5

Dose normale

Injection par 48h

Ertapenem

> 30

< 30

1 g/j

500 mg/j

Imipenem

30-70

10-30

< 10

500mg x 4/j

500mg x 3/j

500mg x 2/j

Cloxacilline

< 30

Demi dose

Piperacilline tazobactam

20-40

< 20

4g x 3/j

4g x 2/j

Ticarcilline +/- ac clav

10-30

< 10

3g x 2/j

2g/j

Quinolones

 

 

Ciprofloxacine

30-60

< 30

400mg x 2/j

400mg x 1/j

Levofloxacine

20-50

< 20

500mg puis 250mg / 12h

500mg puis 125mg/j

Ofloxacine

20-60

< 20

200mg / 12h

200mg / 24h

Anti staph

 

 

Daptomycine

< 30

8 mg/kg/48h

Fosfomycine

40-60

20-40

< 20

4g x 2/j

4g/j

4g/48h

Linezolide

 

Dose normale

Rifampicine

< 30

Espacer les prises

Teicoplanine

 

Pas d'adaptation de J1 à J3

Vancomycine

30-60

< 30

30mg/kg J1 puis selon taux sérique

Autres

 

 

Aminosides

 

1ère dose normale. Réinjections selon creux

Clarithromycine

< 30

500 mg/j

Clindamycine

 

Pas d'adaptation mais ?

Colimycine

10-30

< 10

30 a 50000 U/kg/j/12 à 18h

30 a 50000 U/kg/j/18 à 24h

Métronidazole

 

Pas d'adaptation

Sulfaméthoxazole-thrimétoprime

15-30

< 15

Posologie divisée par 2

Eviter (sinon poso / par 4)

Tigecycline

 

Pas d'adaptation

adapté de la banque claude bernard (www.resip.fr)

 


Voir aussi: WWW.SITEGPR.COM

Mis à jour ( Dimanche, 02 Novembre 2014 23:16 )
 
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