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Protocoles d'antibioprophylaxie chirurgicale du Centre Hospitalier de Tourcoing Avant d'aller plus loin, lisez les précautions d'utilisation de ce texte | Rédaction | Date | Vérification | | - Dr S.ALFANDARI | - Revus et non modifiés
- -04/09
- -10/05
- -12/03
- Version initiale
- -10/99
| - Commission des antiinfectieux
Dr I. BAUDLOT Mme M.CAILLAUX Dr T d’ESCRIVAN Dr H. GEORGES Dr O.LEROY Dr A MEYBECK Dr E.SENNEVILLE Dr L SAMAIN Dr L.THIRARD Mme E.ZAWADZKI | Texte basé sur l'actualisation 1999 des "Recommandations pour la pratiques de l'antibioprophylaxie en chirurgie" issues de la Conférence de Consensus de la Société Française d'Anesthésie et de Réanimation en Décembre 1992 et sur la conférence de consensus sur la prophylaxie de l'endocardite bactérienne de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (1992) -
- Introduction ©SFAR
- Principes généraux du choix d'un antibiotique pour l'antibioprophylaxie en chirurgie
- L'infection est un risque permanent en chirurgie et l'on retrouve des bactéries pathogènes dans plus de 90% des plaies opératoires, lors de la fermeture.
- Ceci existe, quelle que soit la technique chirurgicale, et quel que soit l'environnement (le flux laminaire ne supprime pas complètement ce risque).
- Ces bactéries sont peu nombreuses mais peuvent proliférer. Elles trouvent dans la plaie opératoire un milieu favorable (hématome, ischémie, modification du potentiel d'oxydoréduction...) et l'acte chirurgical induit des anomalies des défenses immunitaires.
- L'objectif de l'antibioprophylaxie en chirurgie est de s'opposer à la prolifération bactérienne afin de diminuer le risque d'infection postopératoire. La consultation pré-opératoire représente un moment privilégié pour décider de la prescription d'une antibioprophylaxie en chirurgie. Il est possible d'y définir le type d'acte chirurgical prévu, le risque infectieux qui s'y rapporte (et donc la nécessité ou non d'une antibioprophylaxie), le moment de la prescription avant l'acte chirurgical et d'éventuels antécédents allergiques pouvant modifier le choix de la molécule antibiotique sélectionnée.
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- Prescription de l'antibioprophylaxie
- Elle s'applique aux chirurgies " propres " ou " propres-contaminées ".
- Pour les chirurgies " contaminées " et " sales ", l'infection est déjà en place et relève d'une antibiothérapie curative dont les règles sont différentes notamment en termes de durée de traitement, la première dose étant injectée en période préopératoire. Néanmoins, lorsque le patient est pris en charge précocement (traitement chirurgical avant la 6ème heure), ce traitement curatif précoce s'apparente alors à une prophylaxie: il doit prévenir non pas la contamination, mais l'évolution de l'infection déjà en place.
- L'antibioprophylaxie doit s'adresser à une cible bactérienne définie, reconnue comme la plus fréquemment en cause. Elle ne doit pas chercher à prendre en compte toutes les bactéries éventuellement rencontrées. Le protocole doit comporter une molécule incluant dans son spectre cette cible bactérienne. Des travaux acceptables doivent avoir validé son activité, sa diffusion locale et sa tolérance dans cette indication. Il est indispensable de sélectionner des molécules à spectre étroit d'activité et qui ont obtenu une AMM dans cette indication.
- L'antibioprophylaxie (administrée généralement par voie intraveineuse) doit toujours précéder l'acte opératoire (dans un délai maximum de 1 h à 1 h 30) si possible lors de l'induction de l'anesthésie et durer un temps bref, période opératoire le plus souvent, parfois 24 heures et exceptionnellement 48 heures.
La présence d'un drainage du foyer opératoire n'autorise pas à transgresser ces recommandations. -
- Il n'y a pas de raison de prescrire des réinjections lors de l'ablation de drains, sondes ou cathéters.
- Le caractère ambulatoire de la chirurgie ne fait pas modifier les protocoles habituellement utilisés.
- La première dose (ou dose de charge) est habituellement le double de la dose usuelle.
- Des réinjections sont pratiquées pendant la période opératoire, toutes les deux demi vies de l'antibiotique, à une dose similaire, ou de moitié de la dose initiale.
Malades présentant un risque infectieux particulier - Sujets potentiellement colonisés par une flore bactérienne nosocomiale
- Sujets hospitalisés dans des unités à haut risque d'acquisition de ce type de flore:
- unités de réanimation
- centres de long séjour ou de rééducation.
- Le risque existe alors d'une colonisation par des entéro bactéries multirésistantes ou du staphylococcus aureus méticilline-résistant.
- Patients soumis à une réintervention précoce pour une cause non infectieuse.
- Pour tous ces patients, un dépistage du portage de ces bactéries " à problème " peut être préconisé.
- Le choix habituel de l'antibioprophylaxie peut être modifié par l'emploi, isolement ou en association, de molécules antibiotiques utilisés habituellement en traitement curatif.
- Un avis spécialisé est alors souhaitable.
Les dérogations aux protocoles habituels doivent rester exceptionnelles. Le bénéfice potentiel pour le malade doit être évalué par rapport aux inconvénients pour la communauté: - apparition de résistances bactériennes.
- coût:
- Patients ayant reçu une radiothérapie, soumis à une chimiothérapie ou une corticothérapie. Les patients présentant un diabète déséquilibré, ceux très âgés, obèses ou très maigres sont à haut risque d'infection postopératoire. Cependant. ils présenteront des infections dues aux " bactéries cibles " de l'antibioprophylaxie.
Aucune transgression des protocoles habituels n'est justifiée chez ces patients. - Sujets porteurs d'une cardiopathie congénitale (sauf CIA) ou d'une prothèse
- Si l'antibioprophylaxie pour un site chirurgical donné est antinomique avec celle prévue pour la prévention de l'endocardite, c'est cette dernière qui doit prévaloir. Chaque fois que cela est possible, il faut cependant essayer de prévenir le risque infectieux de la chirurgie et celui de l'endocardite. Lors d'une intervention chez un sujet porteur d'une prothèse articulaire, c'est la prophylaxie pour l'acte chirurgical prévu qui s'impose.
- Transplantations
- En ce qui concerne l'infection bactérienne, on peut schématiser deux situations:
- malade ambulatoire: L'infection postopératoire est liée à des bactéries communautaires; I'ABP est choisie en fonction de l'organe greffé;
- malade potentiellement colonisé par une flore nosocomiale: I'ABP est adaptée en fonction de l'écologie locale et inclut des molécules habituellement réservées aux traitements des infections déclarées.
Conclusions - La prescription de l'antibioprophylaxie fait partie intégrante de la consultation préopératoire. L'anesthésiste réanimateur et le chirurgien disposent de tous les éléments nécessaires à la prise de la meilleure décision: acte opératoire prévu. antécédents du malade (allergiques, infectieux), écologie de l'unité de soins. L'efficacité de l'antibioprophylaxie est prouvée pour de nombreux actes chirurgicaux. mais sa prescription doit obéir à certaines règles établies au gré des nombreuses études menées sur ce sujet: elle doit utiliser un antibiotique adapté à la fois à la cible bactériologique et à l'intervention concernée, afin d'obtenir des concentrations tissulaires efficaces sur le site de l'intervention.
- elle doit être débutée avant l'acte chirurgical. de manière à ce que l'antibiotique soit présent avant que ne se produise la contamination bactérienne:
- la durée de la prescription doit être brève, afin de réduire le plus possible le risque écologique de germes résistants entraîné par toute antibiothérapie.
- Une injection unique préopératoire a prouvé son efficacité dans de nombreuses spécialités chirurgicales:
- des taux tissulaires efficaces doivent être maintenus tout au long de l'intervention. jusqu'à la fermeture.
- La couverture d'interventions de longue durée est assurée soit en utilisant un antibiotique à demi vie longue, soit à l'aide de réinjections peropératoires:
- Enfin, à efficacité égale, le praticien doit opter pour le produit le moins cher.
Usage de la vancomycine en antibioprophylaxie chirurgicale ©FHUMIR Elle est réservée à des cas particuliers bien définis: - Allergie "vraie" aux bêta-lactamines
- Colonisation suspectée ou prouvée par du staphylocoque méticilline-résistant
- Réintervention chez un malade hospitalisé dans une unité avec une écologie à staphylocoque méticilline-résistant.
- Reprises opératoires précoces pour un motif chirurgical non infectieux (hématome, luxation...)
- mais pas les reprises tardives
- Antibiothérapie antérieure au cours de l'hospitalisation pré-opératoire
Protocoles ©SFAR ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE La fréquence de l'infection postopératoire en chirurgie prothétique articulaire est de 3 à 5 %. L'antibioprophylaxie doit permettre de réduire le taux d'infection à moins de 1 %. Son bénéfice est d'autant plus net que l'intervention est réalisée en l'absence de flux laminaire. L'intérêt de l'antibioprophylaxie locale par ciment imprégné d'antibiotique n'est pas établi. | Acte | Produit | Posologie | Durée | | Prothèse articulaire | céfazoline | 2 g préop. (réinjection de 1 g si durée > 4 h) puis 1 g/8h | 48 h (ou limitée à la période opératoire) | | | allergie: vancomycine | 15 mg kg préop. puis 10 mg/kg/8h | 48 h (ou limitée à la période opératoire) | | Chir orthopédique avec mise en place de matériel | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) | | greffe osseuse. Ligamentoplastie, fracture fermée | allergie: vancomycine | 15 mg/kg préop. | dose unique | | Chir orthopédique autre et arthroscopie diagnostique | pas d ABP | | | Fracture ouverte (grades I et Il) | céfazoline | 2 g préop. (réinjection de 1 g à la 4e heure) puis 1 g /8h | 48 h | | Même type de fracture avec plaie souillée | augmentin | 2 g préop. (réinjection de 1 g si durée > 2 heures) puis 2 g /8 h | 48 h | | | + gentamicine | 2 à 3 mg/kg/24h | 48 h | | | allergie: clindamycine | 600 mg (réinjection de 600 mg si durée > 4 h) puis 600 mg/6 h | 48 h | | | + gentamicine | 2 à 3 mg kg/24h | | | Polytraumatisme avec choc hémorragique | augmentin | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 2 h) | | | allergie: clindamycine + gentamicine | 600 mg 3 mg/kg | dose unique' | | Chirurgie du rachis sans mise en place de matériel | pas d'ABP | | | | Chirurgie du rachis avec mise en place de matériel | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) | | | allergie: vancomycine | 15 mg/kg préop. | dose unique | | Plaies carniocérébrales | augmentin | 2 g préop puis 1 g/6 h | 48 h | | | allergie: vancomycine | 15 mg/kg/12 h | 48 h | | Fracture de la base du crâne avec rhinorrhée | pas d'ABP | | | Les reprises opératoires précoces pour un motif chirurgical non infectieux (hématome, luxation...) nécessitent une antibioprophylaxie différente de l'antibioprophylaxie initiale. On recommande la vancomycine dans cette indication. En outre, il peut être nécessaire de tenir compte des conditions écologiques propres au service ce qui peut conduire à l'adjonction d'une molécule active sur les bacilles à Gram négatif hospitaliers (céphalosporines de 3e génération par exemple). A l'inverse, les reprises tardives pour des causes mécaniques chez un patient ambulatoire ne nécessitent pas de modification de l'ABP initiale. Pour la mise en place d'une prothèse articulaire. il est possible de limiter la durée de l'antibioprophylaxie à la période opératoire. Bactéries cibles: S. aureus, 5. epidermidis. Propionibacterium, streptocoques, E. coli, K pneumoniae. ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE OPHTALMOLOGIQUE Le risque infectieux majeur de la chirurgie de l'œil est représenté par l'endophtalmie dont l'incidence dans la chirurgie réglée a été évaluée en France à 3/1 000. L'antibioprophylaxie ne doit pas s'envisager à l'exception de la mise en place d'implant de seconde intention et de la chirurgie de la cataracte chez le diabétique. L'antibioprophylaxie locale par quinolone n'a pas été validée. | Acte chirurgical | Produit | Durée | | Implant oculaire de seconde intention et cataracte chez le diabétique | fluoroquinolone per os | dose unique | | Autres types de chirurgie réglée | pas d'ABP | | | Plaies oculaires | fluoroquinolone + fosfomycine | 24 h | Bactéries cibles: staphylocoques (dont S. epidermidis),Haemophilus influenzae. ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE VASCULAIRE ET THORACIQUE - La chirurgie vasculaire est une chirurgie propre à l'exception des gangrènes infectées.
- L'abord du triangle de Scarpa, le terrain (diabète, âge, obésité) et les réintervention sont susceptibles d'augmenter le risque infectieux particulièrement redoutable en cas d'utilisation de prothèse.
- L'intérêt de l'utilisation de l'antibioprophylaxie est clairement démontré pour diminuer le taux d'infection dans cette chirurgie.
- La chirurgie thoracique non cardiaque peut être une chirurgie propre (chirurgie médiastinale) ou propre contaminée en cas d'ouverture des bronches ou de la trachée.
| Acte | Produit | Posologie | Durée | | Chirurgie de l'aorte Chirurgie vasculaire des membres inférieurs et des gros vaisseaux Chirurgie carotidienne avec angioplastie prothétique Exérèse pulmonaire Chirurgie du médiastin | céfazoline | 2 g préop. | 1 réinjection de 1 g à la 4e h | | | allergie: vancomycine | 15 mg/kg préop. | dose unique | | Mise en place d'un stimulateur cardiaque | voir ci dessus | voir ci dessus | dose unique | | Chirurgie veineuse | pas d'ABP | | | | Amputation de membre | augmentin | 2 g préop. puis 1 g/6 h, | 48 h | | | allergie: clindamycine+ gentamicine | 600 mg/6 h 2 à 3 mg /kg/j | 48 h | | Médiastinoscopie | pas d'ABP | | | | Plaie du thorax opérée | idem chir vasculaire | idem chir vasculaire | 48 h | | Drainage thoracique | pas d'ABP | | | Bactéries cibles: S. aureus, S. epidermidis, bacilles à Gram négatif. ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE ORL, STOMATOLOGIE ET CERVICOFACIALE - Dans la chirurgie cervicofaciale avec ouverture bucco-pharyngée (essentiellement la chirurgie néoplasique), le risque infectieux est élevé (30 % minimum).
- De nombreuses études ont clairement démontré l'intérêt de l'ABP dans ce type de chirurgie.
| Acte | Produit | Posologie | Durée | | Chirurgie rhinologique avec mise en place d'un greffon ou reprise chirurgicale | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) | | Chirurgie cervicofaciale avec ouverture bucco-pharyngée | augmentin | 2 g préop. | réinjection de 1 g toutes les 2 h en période peroperatoire puis 1 g toutes les 6 h pendant 48 h | | Chirurgie nasosinusienne avec méchage | allergie: clindamycine | 600 mg préop. | 48 h (réinjection de 600 mg si durée > 4 h) puis 600 mg /6 h | | | + gentamicine | 2 à 3 mg/kg/24h | 48 h | | Chirurgie de l'étrier de l'oreille moyenne | pas d'ABP | | | | Chirurgie alvéolaire | prévention de l'endocardite | | | | Chirurgie des glandes salivaires | pas d'ABP | | | | Cervicotomie | pas d'ABP | | | | Curage ganglionnaire | pas d'ABP | | | | Chirurgie vélopalatine | pas d'ABP | | | | Arnygdalectomie | pas d'ABP | | | | Chirurgie plastique et reconstructive:classe I d'Altemeier | augmentin | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 2 h) | | (chirurgie propre) | allergie clindamycine | 600 mg | dose unique (réinjection de 600 mg si durée > 4 h) | | Chirurgie plastique et reconstructive classe 2 d`Altermeier | augmentin | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 2 h) | | (chirurgie propre-contaminée) | allergie: clindamycine | 600 mg | dose unique (réinjection de 600 mg si durée > 4 h) | ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE DIGESTIVE - Chirurgie propre en l'absence d'ouverture du tube digestif, ou chirurgie propre-contaminée de classe 2 lorsque le tube digestif est ouvert.
- Il est préconisé dans la majorité des cas une antibioprophylaxie limitée à une injection préopératoire éventuellement renouvelée pendant l'intervention en fonction de la pharmacocinétique de la molécule et de la durée de l'intervention.
- La cœliochirurgie obéit aux mêmes principes que la chirurgie traditionnelle car l'intervention sur le site est identique.
| Acte | Produit | posologie | Durée | | Chirurgie digestive sans ouverture du tube digestif | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée>4h) | | Chirurgie gastroduodénale | | | | | Chirurgie biliaire | | | | | Chirurgie pancréatique sans anastomose digestive | | | | | Chirurgie hépatique | | | | | Chirurgie œsophagienne (sans plastie colique) | | | dose unique (réinjection de 600 mg si durée > 4 h pour la clindamycine) | | Hernie simple | pas d'ABP | | | | Hernie ou éventration avec mise en place d'une plaque prothétique | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) | | | allergie: clindamycine + gentamicine | 600 mg 2 à 3 mg/kg | dose unique (réinjection de 600 mg si durée > 4 h pour la clindamycine) | | Chirurgie colorectale, appendiculaire** et de l'intestin grêle (y compris anastomose biliodigestive et plastie colique) | céfoxitine | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 2 h) | | Plaies de l'abdomen | allergie: flagyl + gentamicine | 1 g préop - 2 à 3 mg/kg | dose unique | | Chirurgie proctologique | flagyl | 0,5 g préop. | dose unique | - * La prophylaxie des infections tardives post splénectomie n'entre pas dans le cadre de ces recommandations.
- ** Appendice normal ou inflammatoire et absence d'abcès, de perforation, de gangrène.
- Bactéries cibles: E. coli, S. aureus méti-S, anaérobies (chirurgie sousmésocolique). Rôle pathogène de Enterococcus discuté pour la chirurgie avec ouverture du tube digestif.
ANTIBIOPROPHYLAXIE POUR LES ACTES ENDOSCOPIQUES ET LA RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE Actes nécessitant une antibioprophylaxie pour la prévention d'une infection du site d'intervention. | Acte | Produit | Posologie | Durée | | Endoscopie des voies biliaires avec obstacle | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée> 4 h) | | Sclérose de varices œsophagiennes | | | | | Ligature de varices œsophagiennes en période hémorragique Gastrostomie endoscopique | allergie: clindamycine + gentamicine | 600 mg préop 2 à 3 mg/kg | dose unique | - Actes nécessitant une prévention de l'endocardite qui prime sur la prévention de l'infection du site d'intervention.
- Endoscopie des voies biliaires avec obstacle
- Sclérose de varices œsophagiennes
- Dilatation œsophagienne
- Coloscopie
ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE UROLOGIQUE (URINES STÉRILES) - La chirurgie urologique se pratique
- soit de nécessité sur des urines infectées justifiant une antibiothérapie curative,
- soit sur des urines dont la stérilité est confirmée par la réalisation d'une uroculture avec compte de germes.
- Bactéries cibles: entérobactéries (E. coli, Klebsiella, Proteus mirabilis...), Enterococcus, staphylocoques (5. epidermidis surtout).
| Acte | Produit | Posologie | Durée | | Résection endoscopique de la prostate et des tumeurs endovésicales | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (si durée > 2 h réinjecter 1 g) | | Traitement endoscopique des lithiases rénales et urétérales | allergie: gentamicine | 2 à 3 mg/kg/préop. | dose unique | | Néphrectomie et prostatectomie radicale | pas d'ABP | | | | Biopsie transrectale de la prostate | fluoroquinolone per os (+ lavement rectal) | | dose unique (1 h avant la biopsie) | | Cystectomie | céfoxitine | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 2 h) | | Prothèse pénienne | céfazoline | 2 g préop. | dose unique | | Sphincter artificiel | allergie: vancomycine | 15 mg/kg/préop. | dose unique | | Chirurgie scrotale | pas d'ABP | | | | Incontinence urinaire | pas d'ABP | | | | Urétrotomie, cystoscopie, fibroscopie urétrale | prévention de l'endocardite chez les sujets à risque | | | ANTIBIOPROPHYLAXIE EN CHIRURGIE GYNÉCOLOGIQUE ET EN OBSTÉTRIQUE - Pour les hystérectomies par voie vaginale, l'efficacité de l'antibioprophylaxie et ses modalités (dose unique avant l'induction) sont bien documentées.
- Pour la chirurgie gynécologique par voie haute, malgré les résultats contradictoires de certaines études, l'analogie avec la chirurgie abdominale de classe 2 justifie de préconiser une antibiothérapie similaire y compris pour la celiochirurgie.
- Pour les césariennes, il existe un consensus pour n'injecter l'antibiotique qu'après clampage du cordon ombilical.
- L'antibioprophylaxie en chirurgie mammaire n'a été validée que par une étude. Une céphalosporine active sur les staphylocoques (céfazoline, céfamandole, céfuroxime) peut être préconisée.
- Bactéries cibles: bactéries anaérobies, streptocoques, E. coli, S. aureus.
| Acte | Produit | Posologie | Durée | | Hystérectomie et autres interventions par voie vaginale | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) | | Hystérectomie par voie abdominale Cœliochirurgie | allergie: clindamycine + gentamicine | 600 mg 2 à 3 mg/kg | dose unique | | Césariennes | céfazoline | 2 g après clampage du cordon ombilical | dose unique | | | allergie: clindamycine | 600 mg après clampage du cordon ombilical | dose unique | | Interruption volontaire de grossesse | doxycycline | 200 mg per os | 1 heure avant l'aspiration | | Tumeur du sein (Patey), pose de gaines vectrices pour curiethérapie, reconstruction mammaire, | céfazoline | 2 g préop. | dose unique (réinjection de 1 g si durée > 4 h) | | chirurgie plastique du sein | allergie: clindamycine+ gentamicine | 600 mg 2 à 3 mg kg | dose unique (réinjection de 600 mg pour la clindamycine)à la 4e heure | | gynécomastie, tumorectomie simple | pas d'ABP | | | | Plastie aréolo-mamellonaire | pas d'ABP | | | | Dispositif intra utérin | pas d'ABP | | | PRÉVENTION DE L'ENDOCARDITE CHEZ LES PATIENTS CHIRURGICAUX A RISQUE Des recommandations pour la prévention de l'endocardite infectieuse ont été faites en 1992 par la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) concernant les patients et les actes à risque. Elles ont été complétées par la SFAR pour certains types de chirurgie. | Acte | Recommandations Spilf | Propositions complémentaires | | Actes portant sur les voies aériennes supérieures | amoxicilline 2 g 1V en 30 min en préopératoire puis 1 g 6 h plus tard | Si ouverture bucco-pharyngée: augmentin 2 g 1V en 30 min en préopératoire, réinjection de 1 g toutes les 2 h en per-opératoire puis 1 g 6 h plus tard | | | allergie: vancomycine 1 g IV en 60 min ou teicoplanine 400 mg IVD 1 fois | allergie: vancomycine 1 g 1V en 60 min ou teicoplanine 400 mg 1VD 1 fois | | Interventions digestives | amoxicilline 2 g 1V en 30 min puis 1 g 6 h plus lard + gentalline 1.5 mg/kg en 30 mn 1 fois | Si chirurgie colorectale, appendiculaire ou du grêle péni. augmentin 2 g 1V en 30 min en préopératoire, réinjection de 1 g toutes les 2 h en per-opératoire puis 1 g 6 h plus tard + gentalline: 2 à 3 mg kg 1 fois | | | allergie: vancomycine 1 g IV en 60 min ou teicoplanine 400 mg IVD 1 fois + Gentalline 1.5 mg /kg en 30 mn 1 fois | allergie: idem + flagyl 1 g préop. | | Interventions urologiques | amoxicilline 2 g 1V en 30 min puis 1 g 6 h plus tard + gentalline 1.5 mg/kg en perfusion de 30 mn 1 fois s | Idem mais posologie augmentée: Gentalline 2-3 mg/kg | | | allergie: vancomycine 1 g 1V en 60 min ou teicoplanine 400 mg IVD 1 fois + Gentalline 1.5 mg/kg en 30 mn 1 fois | Idem mais posologie augmentée: Gentalline 2-3 mg/kg | | Interventions génitales | amoxicilline 2 g 1V en 30 min puis 1 g 6 h plus tard + gentalline 1,5 mg/kg en 30 min 1 fois | Si ouverture voies génitales augmentin 2 g 1V en 30 min en préopératoire, réinjection de 1 g toutes les 2 h en per-opératoire puis 1 g 6 h plus tard + gentalline 2 à 3 mg/kg 1 fois | | | allergie: vancomycine 1 g 1V en 60 min ou teicoplanine 400 mg 1V 1 fois + gentalline 1.5 mg /kg en 30 mn 1 fois | allergie: vancomycine 1 g 1V en 60 min 1 fois ou teicoplanine 400 mg 1V 1 fois + gentalline 2 à 3 mg · kg' en 30 min 1 fois + imidazolé 1 g préop. | -
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